Bruit & Fureur

De ses vacances...

Dans une série de textes écrits en moins de 30 minutes, relecture minimale, pour m’habituer à écrire vite. De ses vacances, il retenait surtout les longues promenades sur la plage déserte, avec ses bottes et un manteau chaud, à ramasser les couteaux et les poser côte à côte, triés par longueur, les heures assis à regarder longuement les flots qui venaient caresser la jetée en béton. Il arrivait le matin, avec sa cantine et restait presque immobile à observer sans mot dire.

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Il y eut le bruit...

Dans une série de textes écrits en moins de 30 minutes, relecture minimale, pour m’habituer à écrire vite. Il y eut le bruit d’un bras mécanique, puis le silence. Ensuite, quelque chose qui ressemblait à un râle résonna au loin et se répéta en rebondissant à l’intérieur des canalisations. Puis quelques pas, des chuchotements et plus rien. La pluie vint frapper les carreaux et on entendit la musique d’une fête foraine, comme fantomatique, portée par le vent ainsi que le bruissement d’arbres.

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Le vent s'engouffrait...

Dans une série de textes écrits en moins de 30 minutes, relecture minimale, pour m’habituer à écrire vite. Le vent s’engouffrait dans la voiture par les fenêtres grandes ouvertes. Sous la lumière blême des phares, la ligne discontinue semblait clignoter et les arbres bordant la route apparaissaient furtivement comme des giacomettis pour disparaître derrière nous. Marie se tenait à côté de moi, avachie, les pieds posés sur le tableau de bord, et évidemment sans sa ceinture.

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Un écureuil et des hommes

Il faut dire que l’été avait mal commencé. La météo faisait depuis plusieurs mois clairement le choix de nous emmerder, les journaux parlaient de jeunes filles vaporisées à l’autre bout du monde, du réchauffement climatique qui serait pire qu’envisagé, de je ne sais plus quel méta-hiérarque corrompu au Conseil et, comme si cela ne suffisait pas, de la courbe courbée dans le mauvais sens du chômage qui, disaient-ils gravement, accélérait. Bref, tout semblait foutu et, ce constat posé, la question était de savoir comment le prendre : lutter et tenter de sauver un minimum de choses — mais quoi et comment ?

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Mutuus dissensus

“… A bien y réfléchir, il n’y eut entre toi et moi jamais d’amour, juste un vacarme de sentiments. C’est à dire que l’on n’aime jamais vraiment dans le bruit : l’amour se trouve dans les silences, les souffles suspendus, il se loge entre deux battements de cœur et au creux des lettres que l’on n’enverra jamais. Il est dans les frissons de deux mains qui se frôlent pour la première fois et dans la douceur de regards, chaque jour renouvelés, posés sur l’autre.

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